Voici ce qui risque fort de se produire à l’issue de ce mouvement social

Par aveuglement idéologique, par solidarité naïve, ou encore par pur dogmatisme, les acteurs habituels du mouvement social continuent d’utiliser les mêmes vieilles recettes usées, alors qu’elles ne fonctionnent plus à cause du contexte particulier d’aujourd’hui. Résultat, les mouvements sociaux se succèdent….et se ressemblent désespérément. On va détailler ici les étapes de ce cycle infernal. 

  • L’intersyndicale appelle à des manifestations et à une grève générale…Comme toujours
  • Les salariés et fonctionnaires qui ont encore la chance de bénéficier de primes de fin d’année ou de 13ème mois se lancent puisque la dinde de Noël et les cadeaux sous le sapin sont payés el hamdulillah
  • Les entreprises continuent tout de même à tourner en exploitant des intérimaires et autres travailleurs ubérisés
  • On va même pas parler des vautours qui en profitent pour augmenter leurs tarifs ou casser la grève en en faisant un business
  • Les scènes de chaos dans les transports font les choux gras de la presse à la solde du gouvernement
  • Les micro-trottoirs où les gens se plaignent d’être « pris en otage » pullulent de partout (flemme)
  • La CGT crie « ça va péter » durant les manifs (comme depuis 30 ans) tout en dégustant des sandwichs merguez arrosés de Coca/Heineken (version pas halal)
  • Des totos déters cassent des vitrines et prennent des mandats de dépôt (sauf ceux qui ont les moyens de se payer des avocats 300€ de l’heure)
  • Les cadres de la CGT qui disent que ça va péter depuis 30 ans « condamnent les violences des casseurs »
  • Les « casseurs » (ce sont les totos déters de tout à l’heure) emmerdent la CGT
  • Il y aura des mains et des yeux en moins
  • Au 1er janvier, le frigo est vide (le compte en banque aussi) et c’est bientôt les soldes, du coup les gens se remettent à bosser
  • Edouard Philippe envoie un gros TOZ au mouvement social en guise de « bonne année »
  • Les fétichistes de l’insurrection s’étant paluché durant tout le mois de décembre, se retrouvent fort démunis après cette annonce
  • Les acteurs du mouvement social accuseront le coup et déploreront le manque de mobilisation des précaires à base de culpabilisation sans aller plus loin ni se remettre en question 

 

Alors, je pose sincèrement la question : une grève générale peut-elle exister dans ce contexte ? Ne faudrait-il pas créer de vrais liens de solidarité avant ? A-t-on vraiment envie de dépendre temporairement de liens de solidarité circonstanciels sans garantie de victoire ? Quand est-ce qu’on se remet en question et qu’on sort des méthodes de miskine ?

 

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