Arrêter de culpabiliser pour enfin prendre ses responsabilités

Personne ne peut se targuer de n’avoir rien à se reprocher. Tout le monde a déjà expérimenté au moins une fois le sentiment de culpabilité qui naît une fois que l’on se retrouve embourbé dans sa propre merde.

La vérité, c’est que si on n’a jamais ressenti ça de sa vie, c’est qu’on a eu le privilège de n’avoir connu que des situations suffisamment confortables pour qu’on les supporte. Ne jamais avoir fait le choix de se « vendre » ou de se « prostituer » ne veut pas dire qu’on est une personne meilleure moralement qu’une autre : cela signifie seulement qu’on n’a jamais eu assez la dalle pour avoir besoin de céder à cette tentation.

Qui a déjà culpabilisé pour ses actes sait aussi que la manière dont on doit user pour se soulager n’est pas toujours très belle à voir. Quitte, à parfois agir d’une manière pire que la fois précédente. C’est ainsi qu’on enclenche un cercle vicieux.

Il y a deux manières de réagir pour soulager sa conscience : soit on use (ou abuse) de dissonance cognitive pour se distancier de ses propres actes (avec de gros risques de dissociation), soit on écoute ce que cette culpabilité a à nous dire pour travailler dessus.

Lorsqu’elle arrive, c’est souvent parce que nos actions ne sont pas en phases avec nos principes éthiques, nos valeurs. Parfois, il faut rectifier le tir le plus rapidement possible. Mais le plus souvent, il convient d’accepter que nos valeurs évoluent constamment en fonction du moment, du contexte et des opportunités de choix parfois très limitées qui s’offrent à nous. Accepter également que les valeurs sont propres à chacun, et que même divergentes, elles ne sont jamais inexistantes.

Inutile donc de commémorer les couleuvres avalées dans le passé par soi, par les uns ou les autres. Ce n’est jamais irréversible, même quand les conséquences de nos actes le sont.

Plus utile de garder en mémoire que chaque mauvaise action, compromission part d’abord d’une volonté de se soulager d’un poids, d’une douleur, et non d’une intention de nuire. De la même manière que culpabiliser autrui ne vous soulagera pas ; alors que le mettre face à ses responsabilités si.

Ce n’est qu’en sortant de sa culpabilité que l’on est en mesure de prendre ses responsabilités. Pour les mauvaises choses, comme pour les bonnes.

Et il n’en tient qu’à cette responsabilité de transformer les cercles vicieux, en cercles vertueux.

 

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